Bénédicte G.

17,00
par (Libraire)
26 septembre 2021

Alors, voilà un livre peu recommandable voire un brin malsain, n'ayez pas froid aux yeux, moi, j'ai a-d-o-r-é! Une succession de chapitres très courts, numérotés à reculons, axés sur une action et une poignée de personnages et rythmés par les élucubrations et directives sinistres d'une voix prénommée Jacob... L'histoire de ce roman noir très cinématographique tient dans ces quelques mots: une organisation criminelle a son QG dans un vieux cinéma porno qu'un gang rival va tenter de prendre d'assaut. Tous les coups sont permis et vont se succéder des scènes parfois d'une rare violence, avec de la part de l'auteur une imagination plus que fertile en matière de scénarios de mises à morts. Dans le labyrinthe de ce vieux cinéma, tout comme dans l'esprit de Jacob, circulent des êtres sombres et fascinants, des esprits torturés et des corps meurtris, parfois l'inverse et des idées à ne pas semer à tous les vents ! Porté par une écriture de haut vol, ce petit bijou littéraire atypique vous (sur)prendra aux tripes et ne lâchera pas votre mémoire de sitôt!

Sonatine éditions

22,00
par (Libraire)
26 septembre 2021

Trois femmes se retrouvent mêlées à une enquête pour meurtre. Quel est leur lien respectif à la victime? "Celle qui brûle" est un thriller psychologique brillant et plutôt original, à la narration d'apparence complexe mais qu'on suit aisément et qui nous offre trois beaux portraits de femmes fortes, dans leurs blessures et leurs traumatismes. De fils conducteurs en sauts dans le passé, la perspective et les hypothèses quant à l'identité du suspect se fondent et se transforment au fur et à mesure que l'on avance dans le roman. Jusqu'à quel point leurs histoires sont-elles liées, laquelle de ces femmes a sauté le pas et soufflé sur les braises de son âme tourmentée pour en raviver les flammes et assouvir sa vengeance? A vous de le découvrir en venant errer dans les subtils méandres dramatiques de ce très bon suspens!

par (Libraire)
22 août 2021

Question émotions fortes, vous serez servis dés les premières pages de cette étrange œuvre, mi-fable mi récit mythologique, une histoire en suspens, dans le temps comme dans l'espace, une petite pépite littéraire atypique comme je les aime.
"Apprendre à se noyer" est une histoire qu'on n'ose pas raconter aux enfants mais qu'on peut donner en pâture aux adultes, un soir au coin du feu, pour se faire peur, mais là je vous assure, il n'y aura aucun ricanement, pas même nerveux. En poésie parfois macabre, ce court roman est un texte envoûtant et bouleversant, peuplé de créatures effrayantes et ténébreuses, un conte à la beauté délicate et cruelle. Une lecture inoubliable!

Éditions Gallmeister

24,60
par (Libraire)
22 août 2021

Une histoire sans fin, une histoire dans l'histoire, une page cornée où l'on est sûr d'avoir trouvé la clef. Elle est fourbe, la rumeur, elle est fourbe, c'est le thème central de ce roman déroutant qui offre plusieurs voies de lecture, mais pas certain qu'elles vous mènent toutes à la vérité...
Un livre brillant, audacieux, où forme et fond s'allient pour vous retourner le cerveau : de narrations en impasse entrecoupées d'extraits de scripts, de lettres raturées, autant de formes littéraires variées que de versions de l'histoire. Un thème tortueux et ambigu abordé de façon originale et gros point fort de "True story", c'est son final magistral, qui fait oublier que ce roman aurait gagné à faire passer un peu plus d'émotion, seul bémol que je formulerai à l'égard de cette belle lecture.
Prêts à vous faire une idée de votre version de l'histoire?

Christian Bourgois

23,00
par (Libraire)
16 juin 2021

"Sous le signe des poissons" est un roman sensationnel, formidable, vraiment, ne vous lancez pas le défi de passer à côté, c'est une lecture inoubliable, d'une grande fraîcheur et d'une très grande profondeur.
Tour à tour drôle, grave, trash, tendre, violent, élégant, fantasque et lucide, Melissa Broder ne fait pas toujours dans la dentelle mais sait aussi s'en revêtir pour nous parler d'amour, de son absence, de désir, de dérapages, du vide, qui nous fait tourner sans fin dans notre bocal en quête de moyens pour le faire déborder.
Lucy, à la petite quarantaine généreusement dépressive, fraîchement séparée, sans enfants, tente d'adoucir ses creux par quelques séances de thérapie de groupe donnant la parole à des femmes aux expériences "mâleureuses" mais jamais rassasiées d'histoires, d'envies grisantes et de désespoir, et en risquant de nouvelles rencontres ou "plans culs avec espoir d'affinités", jusqu'à ce que...
On ne s'ennuie jamais, et oscillons avec ravissement du rire aux larmes entre très jolies réflexions profondes et justes sur la dépression, les sentiments, la solitude, le vide et des scènes de sexe crues et débridées mais jamais vulgaires.
Et si au fond tous ces blancs, toutes ces errances, n'étaient pas les vrais acteurs de nos vies?