Marion V.

La note américaine
par (Libraire)
13 avril 2019

Quand la réalité dépasse la fiction !

À travers la famille de Mollie Burkhart, David Grann revient sur un épisode peu connu de l’Histoire américaine : le Règne de la terreur, à la fin des années 20.
En l’espace de quelques années, Mollie, jeune indienne Osage riche à millions grâce au pétrole enfoui sous ses terres dans la réserve de Gray Horse, voit les membres de sa famille mourir les uns après les autres. Une de ses sœurs est assassinée d’une balle à bout portant, l’autre meurt dans l’explosion de sa maison, plusieurs de ses connaissances décèdent de façon prématurée. Une enquête diligentée par la police locale se heurte au racisme et à la corruption des représentants de la loi et piétine durant quelques années.
Mais c’est sans compter sur le jeune Edgar J. Hoover, nouveau directeur du BOI (futur FBI), qui met en place un arsenal d’hommes, de moyens et de méthodes nouvelles pour élucider ces crimes et créer ainsi un formidable tremplin à son ambition dévorante.
Plongez dans cette fascinante enquête de David Grann comme vous plongeriez dans un excellent roman policier.

Un féminisme décolonial
par (Libraire)
13 avril 2019

Percutant

Ce court essai est de ces livres qui vous transpercent tant leur propos vous semble juste et évident. J'avais adoré les livres de Mona Cholet ou ceux de Gloria Steinem mais avec ce texte, je sens combien ma vue était obstruée et comment un certain féminisme occultait, voire même pire, se servait des femmes racisées afin d'atteindre son objectif. Sans renier ces lectures qui ont pour mérite de renouveler notre vision du mouvement, elles ne sont qu'une infime partie d'un tout, d'une lutte qu'il faudrait plus globale et moins blanche. En effet, Françoise Vergès pointe les manquements de ce féminisme blanc qui, pour s'affranchir de la domination masculine et obtenir l'égalité femme-homme, n'hésite pas à créer de véritables inégalités entre femmes blanches et femmes racisées et à imposer sa vision très coloniale.

La stratégie de l'émotion

Anne-Cécile Robert

"Lux Canada"

12,00
par (Libraire)
13 avril 2019

Une lecture citoyenne

Un essai remarquable sur la façon dont l'émotion paralyse peu à peu nos sociétés occidentales en investissant tous les domaines, de l'information, en passant par la politique nationale et internationale sans oublier la justice ou l'éducation. Elle étaye clairement son propos à travers des exemples très bien sourcés et probants comme la propension au sensationnel au détriment d'une véritable investigation, la glorification de la victime au lieu du héros, les marches blanches, le fatalisme ambiant, l'humanitaire... avec comme risques principaux le recours à un homme fort une sorte de guide mais aussi celui de n'être plus que des citoyens spectateurs donc passifs, isolés, en position fœtale au lieu d'être des citoyens acteurs, sociables et curieux.

Le diable et Sherlock Holmes
par (Libraire)
13 avril 2019

Avis aux amateurs de Conan Doyle ou Agatha Christie

J'avais beaucoup aimé la lecture de son précédent ouvrage, "La note américaine" et je retrouve ici avec plaisir tout le talent d'enquêteur de l'auteur. Il y décrit, avec sa verve de conteur hors pair, quelques-unes des histoires ou faits divers qu'il a croisés et qui l'ont intrigué, je dis "intrigué" parce que les 12 nouvelles ont un point commun, à savoir une intrigue, une énigme, une ambiguïté qui laisse l'auteur dubitatif. Qu'à cela ne tienne, l'auteur, une fois le sujet flairé, sort sa loupe, son calepin, sa pipe et son imper' pour démêler le vrai du faux et tenter d'apporter, quand c'est possible, une solution.

On y croise des héros du quotidien, de vrais criminels, des personnages loufoques, bref un assez large panorama de la condition humaine. Amateur d'énigmes ce livre est pour vous mais attention, toutes ses histoires sont réelles et certaines font vraiment froid dans le dos.

La guerre des pauvres
par (Libraire)
15 janvier 2019

Jubilatoire !

À chaque fois que j'ouvre l'un de ses « romans », je suis abasourdie par l'érudition, happée par le style et inconditionnellement séduite. Bien que de prime abord le sujet de ce récit me laissât dubitative, Éric Vuillard est parvenu à m'amener avec lui et Thomas Muntzer dans cette « Guerre des pauvres » qui secoua le Saint-Empire romain germanique au début de XVIe siècle, annonçant la Réforme à venir. Je n'en dis pas plus, le reste se savoure, se lit et surtout se vit avec délectation et allégresse.