Alex-Mot-à-Mots

https://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

saga des Cazalet, Confusion, La saga des Cazalet Tome III

La saga des Cazalet Tome III

Table Ronde

23,00
1 juin 2021

1939-1945, Londres

C’est avec délice que je me suis plongée dans le troisième volet de la saga des Cazalet.

La Duche et le Brig sont bien loin à la campagne, le récit se déroulant essentiellement à Londres et concerne les enfants, les filles surtout : Louise, Polly et Clary.

J’ai dû prendre quelques notes concernant les personnages secondaires, car le récapitulatif en début de livre ne concerne que la famille.

J’ai été étonné qu’Archie ne soit pas un personnage plus détaillé, lui sur l’épaule de qui toute la famille pleure à un moment ou à un autre.

J’ai été désolé du mariage si désastreux de Louise et de son rapport distant à son fils Sebastian.

J’ai aimé Polly et Clary, deux jeunes filles pleines de fougue et de projets.

Ce troisième opus s’achève avec la fin de la guerre, j’ai hâte de découvrir comment va se passer le retour à la paix.

L’image que je retiendrai :

Le café est toujours désastreux, seul le thé n’est jamais mauvais. Et comme c’est la guerre, les personnages prennent moins de bains, quoi que…

Les heures furieuses, Sur les traces du manuscrit perdu de harper lee

Sur les traces du manuscrit perdu de harper lee

Sonatine éditions

22,00
1 juin 2021

enquête

Que dire de ce livre si ce n’est qu’il narre d’abord la vie énigmatique du révérend Willie Maxwell, puis le procès de son meurtrier, et enfin la vie de la romancière Nelle Harper Lee.

Quel point commun entre toutes ces histoires, me direz-vous.

Le sous-titre : Sur les traces du manuscrit perdu de Harper Lee. Car, voyez-vous, l’auteure à succès d’un seul best-seller avait trouvé le sujet de son second roman : la vie et l’oeuvre de Willie Maxwell, et le titre était déjà trouvé : Le Révérend. Sauf que….

L’auteure Casey Cep, dont c’est le premier roman, choisi de nous parler d’abord de l’énigmatique révérend Maxwell, marié 3 fois, dont le frère et la belle-fille, ainsi que ses 2 premières femmes sont morts étrangement dans leur voiture. Point commun : le révérend possédait nombre d’assurances vie sur eux.

Nous sommes en Alabama, Maxwell est un pasteur noir, le vaudou n’est pas loin, et les langues dans le voisinage vont bon train.

Et puis, Maxwell a été acquitté de deux de ses supposés crimes (sinon il n’aurait pas pu toucher les assurances vies) par l’avocat qui défendra son meurtrier.

C’est la seconde partie du roman : la vie et l’oeuvre de Big Tom, avocat redoutable et défenseur à ses heures de la cause noire.

Enfin, la vie et l’oeuvre de l’auteure Nelle Harper LEE, son amitié depuis l’enfance avec Truman Capote son voisin.

J’ai aimé que jamais rien ne soit long ou rédhibitoire dans ce livre (même les explications sur l’origine des assurances-vies est passionnante).

Je ne connaissais rien de la vie de Harper Lee, je peux dire maintenant que j’en connais les grandes lignes.

L’auteure a même réussi à me rendre intéressant les atermoiement de Lee lors de l’écriture de son second roman qui ne verra jamais le jour.

J’ai appris ce qu’était le genre du true-crime, qui est né avec De sang-froid de Capote.

Une lecture passionnante à plus d’un titre qui mêle fraude à l’assurance, mariages, avocat brillant, accidents de voiture, vaudou, Alabama, et New-York des années 60 à 90.

Un livre riche qui m’a tenu en haleine de bout en bout, et pourtant, ce n’était pas forcément gagné.

L’auteure fait preuve d’une plume sensible et intelligente, ne prend jamais son lecteur pour un ignorant et m’a tout expliqué de façon historique ce que je devais savoir sans être rébarbative.

Je vais maintenant tenter de trouver Du silence et des ombres, l’adaptation cinématographique du roman de Harper Lee qui valut à Gregory Peck un Oscar.

J’ai découvert la ligne Mason-Dixon qui sépare les états du Nord et du Sud.

Une réussite !

Une citation :

les trois domaines principaux du vaudou : la justice, la mort et l’amour. (p.78)

L’image que je retiendrai :

Celle des pacaniers et des tartes aux noix de pécan.

Une maison sur l'eau, Roman
21,90
1 juin 2021

Amsterdam, écriture

C’est ce qui m’a plu dans ce roman : assister à l’écriture d’un roman au fur et à mesure. Nous suivons en effet Yoel à Amsterdam, ses promenades dans les musées de la ville qui l’absorbent jusqu’à en oublier l’heure.

Et puis, des fragments de son roman viennent s’inscrire au milieu de la narration principal, devenant à leurs tours une narration principale.

Et l’on sent que ses personnages prennent corps et vivent avec Yoel.

J’ai aimé Yoel, écrivain en marge de sa famille, et de la vie même, qui découvre l’un de ses petits fils lors de ses pérégrinations.

Ce récit aurait pu m’embarquer. Malheureusement, le style (ou la traduction) heurté, m’obligeant à relire certaines phrases pour en comprendre la tournure ne m’a pas permis de me laisser couler dans l’histoire. Et c’est bien dommage.

Sans oublier des mots de vocabulaire inusité (hiérosolymitain, par exemple) qui ont également freiné ma lecture.

La rue Jacob-Obrechet semble être le centre de la vie des juifs pendant ces années, elle est souvent nommée.

Un roman sur l’obéissance : le narrateur reconnait que les néerlandais sont un peuple obéissant. Mais certains ont tout de même choisi de désobéir à l’occupant allemand.

Une lecture qui ne sera pas inoubliable en ce qui me concerne.

L’image que je retiendrai :

Celle des assiettes en porcelaine de Delft bleu et blanc dans lesquels tous les personnages mangent à un moment ou à un autre.

Les bons garçons
19,00
1 juin 2021

Italie, viol

Nous sommes bien loin de l’univers du précédent roman de l’auteur Des âmes simples.

Ce roman nous emmène à Rome en 1975, en été.

Le récit est plutôt léger en ouverture : deux jeunes filles d’une cité pauvre de la ville sur un scooter, en pleine chaleur. L’une travaille, l’autre pas, mais elles sont amies à vie.

Elles rencontrent un jour fortuitement Luca, qui se fera appeler Carlo et qui les ramènera chez elles.

Luca-Carlo, fils de bonne famille, présente les demoiselles à ses copains qui végètent plus ou moins.

L’été passe, l’automne arrive, et tout tourne mal sur les pentes du mont Circé, dans une villa cossue de bord de mer.

J’ai aimé ce rappel des mésaventures d’Ulysse avec la magicienne Circé, comme un leitmotiv tragique.

Rien n’est dit crument, tout est suggéré, et le piège se referme peu à peu sur les deux jeunes filles.

Nous suivons un peu Luca, mais surtout Matteo adepte d’une certaine violence et Gabriele qui milite au parti fasciste et qui n’hésite pas à aller casser du communiste dans les manifs. Un être froid, Gabriele, distant, et en cela terrifiant.

Un roman dont les personnages me sont restés en mémoire. Une lecture en un seul souffle.

L’image que je retiendrai :

Celle de ce ciel romain pourtant si bleu.

Kerozene
20,00
20 mai 2021

Vie moderne

Juste avant cette minute fatidique, ce sont 15 vies, dont celle du cheval, qui vont nous être racontées : parfois drôles, souvent tristes, parfois tragiques, des vies qui se croisent, des personnes qui se regardent ou pas, qui échangent quelques mots.

Certaines m’ont marquées : ce couple d’hommes qui rend visite à des amis dont l’un travail aux abattoirs et possède un cochon sur lequel il pleure tous les vendredis soirs ; cette mannequin vedette qui rêve de tuer tous les dauphins de la terre ; cette jeune femme mariée à un gynécologue dont les parents sont eux-mêmes gynécologues ; et ce cheval qui pense encore aux yeux d’Avril.

Des vies qui m’ont touchées, émues parce que l’auteure a su les faire sortir de la pénombre le temps d’une lecture. Un kaléidoscope de petits destins, comme le mien.

L’image que je retiendrai :

Celle de la grand-mère qui n’en est pas vraiment une crachant ses noyaux de cerise en rythme.