Alex-Mot-à-Mots

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Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

La petite dernière

Les Éditions Noir sur Blanc

16,00
29 septembre 2020

identité

Elle s’appelle Fatima Daas, elle est née en France, mais ses parents sont algériens musulmans.

Elle s’appelle Fatima Daas, elle est asthmatique et la petite dernière de la famille.

Elle s’appelle Fatima Daas et elle aime écrire. Elle aime aussi les filles.

Nous suivons Fatima Daas qui, au fil de courts chapitres, se dévoile un peu, par petites touches : son enfance, les relations avec ses parents, ses études, les voyages en famille en Algérie, les conseils cherchés auprès des imams et des femmes de la mosquée.

A chaque début de chapitre, elle répète son nom, une ou plusieurs de ses caractéristiques.

J’ai découvert une femme qui se cherche, qui part dans plusieurs directions, qui doute, qui ressent le poids de la tradition.

Une lecture intéressante du parcours d’une jeune femme qui ne sait comment vivre et affirmer son homosexualité.

L’image que je retiendrai :

Celle d’un de ses copain de collège qui lui dit qu’elle est un garçon, elle.

https://alexmotamots.fr/la-petite-derniere-fatima-daas/

Sœur

L'Observatoire

19,00
18 septembre 2020

Adolescence, terrorisme

J’ai aimé suivre Jenny, l’écorchée vive qui a dévoré la saga Harry Potter et qui rêve de Daniel Radcliffe. Viendra-t-il la sauver ? Est-ce qu’il va la remarquer et se souvenir d’elle ?

Les parents de Jenny m’ont fait peur : son père qui part en guerre contre sa fille, sa mère désemparée.

J’ai suivi avec attention Dounia, que nous ne croisons que de loin, partie se marier au khalifa, mais excellente recruteuse (elle montre des vidéos de chatons en insérant des scènes de décapitations, comme si c’était normal).

J’ai aimé écouter Saint-Maxens, vieil homme désabusé pour qui la conquête du pouvoir a plus compté que l’exercice de ce même pouvoir, son petit côté chiraquien.

Un roman au phrasé passionnant qui a su me tenir en haleine jusqu’au bout.

L’image que je retiendrai :

Celle de la mère de Jenny tombant dans les pommes quand sa fille arrive un jour portant le hijab.

https://alexmotamots.fr/soeur-abel-quentin/

Le consentement
18 septembre 2020

L'emprise d'un vieux barbon

Je me décide à lire ce livre dont on a beaucoup parlé lors de sa sortie.

J’ai été étonnée de son peu de pages (216) au vu du sujet. L’auteure va à l’essentiel et ne s’embarrasse pas de détails.

S’agit-il d’ailleurs d’un roman, étant donné que les personnages ne sont pas imaginaires ? Peu importe.

Ce qui est intéressant, dans ce récit, c’est la description que l’auteure fait de l’emprise qu’elle a subie de la part d’un vieux barbon ; le terrain propice que constitue sa famille, ou ce qu’il en reste ; son besoin viscéral d’être regardée.

Je ne vous décrirai pas les événements marquants, les médias en ont beaucoup parlé.

Ce que j’ai aimé, c’est la suite, de lire comment on se défait d’une telle emprise. A grand peine, d’autant plus que le gourou bénéficie de la notoriété littéraire et qu’il ne lâche pas sa proie.

Même si, à l’image du début du livre, l’auteure n’entre pas dans les détails.

J’ai aimé le regard adulte qu’elle porte sur ce Monsieur à la sexualité enfantine et mécanique.

Quelques citations :

Ce soir-là, le livre que j’avais apporté et que je lisais dans le petit salon, c’était Eugénie Grandet, de Balzac, qui devient, à la faveur d’un jeu de mot resté longtemps inconscient, le titre inaugural de la comédie humaine à laquelle je m’apprête à participer : "L'ingénue grandit".

Parce que la peur de l’abandon surpasse chez moi la raison, et que je me suis entêtée à croire que cette anormalité faisait de moi quelqu’un d’intéressant.

Toute son intelligence est tournée vers la satisfaction de ses désirs et leur transposition dans un de ses livres. Seules ces deux motivations guident véritablement ses actes. Jouir et écrire.

L’image que je retiendrai :

Celle de la crise psychotique de V. qui lui fait prendre conscience que quelque chose ne va pas.

https://alexmotamots.fr/le-consentement-vanessa-springora/

Elmet

Joëlle Losfeld

19,00
18 septembre 2020

Famille

Quelle histoire étrange que celle de ces deux enfants et de leur père qui construisent leur maison sur un terrain ayant appartenu à la mère des enfants, disparue depuis.

Les enfants ne vont pas à l’école et tous les 3 vivent en marge de la société, très près de la nature.

Le père gagnait sa vie en combattant à mains nues dans des lieux interdits.

C’est le garçon, Daniel, qui raconte leur histoire.

Les passages en pleine nature sont d’un lyrisme ensorcelant.

Mais je dois avouer que je n’ai pas tout compris sur cette famille : la mère est morte d’overdose ? la sœur Cathy se faisait violer par les fils du propriétaire ? La voisine Vivien est-elle dépressive ?

En fermant le roman, il reste quelques zones d’ombres.

L’image que je retiendrai :

Celle de la grande table de cuisine faite par Daniel et son père.

https://alexmotamots.fr/elmet-fiona-mozley/

Le suspendu de Conakry, Les énigmes d'Aurel le Consul

Les énigmes d'Aurel le Consul

Flammarion

19,50
18 septembre 2020

Enquête, humour

J’ai aimé le personnage d’Aurel, complètement décalé dans cette guinée étouffante avec ses manières de juif polonais.

Un roman plein d’humour et qui met en lumière l’organisation du trafic de drogues par cabotage sur les côtes africaines.

L’image que je retiendrai :

Celle d’Aurel habillé d’un pantalon en velours côtelé et d’un pull à col roulé, avec une cravate nouée.

https://alexmotamots.fr/le-suspendu-de-conakry-jean-christophe-rufin/