Librairie coiffard

par (Libraire)
13 janvier 2022

Conseillé par Marion

Malo sort d’une maison de repos où il a été envoyé après le décès tragique de sa sœur Lutèce. Celle-ci a sauté du toit, il y a deux mois de cela. Quand il rentre chez lui, la reprise du rythme quotidien est dure. Ses parents sont là sans être là : sa mère voue une véritable obsession pour le ménage, son père s’enferme dans le travail. Et sa grande sœur, Clélia, l’autre sœur jumelle regarde la télévision toute la journée. Le jeune garçon reprend le chemin de l’école et noue une amitié avec une nouvelle venue, Alice. Malo confie à la jeune fille que depuis qu’il est revenu chez lui, il sent comme une présence. Notamment dans sa chambre, où à travers un mur il croit entendre des gargouillis effrayants. Comme si la maison essayait de lui parler. Comme si elle lui disait de rejoindre sa sœur. Alice va en parler à sa sœur Chacha, journaliste, et avec l’aide d’un inconnu, ils vont faire des découvertes terrifiantes sur le passé de cette maison… Jusqu’à ce que l’impensable se produise.
Ce livre réunit tous les codes pour les grands fans d'horreur : une maison hantée, des phénomènes étranges et un mystère qui va crescendo. A partir de 13 ans.

22,00
par (Libraire)
13 janvier 2022

Conseillé par Marion

Nora a 35 ans, travaille dans un magasin de musique et a un chat qui s’appelle Voltaire. Enfin Volts, parce que Voltaire, c’est trop snob pour lui. Elle a perdu son père ainsi que sa mère, et son frère refuse de lui parler après qu’elle ait rompu un contrat qui les liait tous les deux. Elle a changé d’avis à deux jours de son mariage avec son fiancé, Dan.
Vous vous dites, avoir la poisse à ce point, ce n’est pas possible ? Nora, contre toute attente, décide d’en finir. Elle ne supporte plus les échecs. Mais au moment où elle saute le pas, les aiguilles de l’horloge tournent et se placent sur minuit. Et la jeune femme se retrouve dans une immense bibliothèque, avec des rangées à perte de vue de livres. Et à l’accueil, à l’attendre sagement, se tient la bibliothécaire de son ancienne école, Mrs Elm. Elle lui explique qu’elle peut choisir de mourir ou bien de tester les autres vies qu’elle n’a pas choisies, en prenant de nouvelles décisions. Nora pourra ainsi n’avoir aucun regret à mettre fin à ses jours. Et c’est ainsi qu’elle choisit un premier livre…
Un livre qui fait du bien, qui donne le sourire, qui a sa petite dose d’émotions aussi. L’écriture est prenante et addictive. Il y a toute une philosophie derrière ce livre : peu importe les choix que l'on aura pu faire, on sera toujours au bon endroit, au bon moment.

Evie Wyld

Actes Sud

22,50
par (Libraire)
13 janvier 2022

Conseillé par Manon R

"Bass Rock" raconte l’histoire de trois femmes, trois destins à trois époques différentes. Il y a Sarah, une jeune fille accusée de sorcellerie au XVIIIe siècle. Ruth, qui vient d’emménager avec son mari Peter, un ancien vétéran de la Seconde Guerre Mondiale toujours absent pour affaires. Et puis il y a Viviane, qui retourne dans la maison de son ancêtre Ruth, pour la garder en bon état le temps qu’elle se vende.
Dès les premières pages, Evie Wyld nous transporte à North Berwick, petite ville côtière écossaise face à laquelle surgit cet îlot, Bass Rock, témoin des vies qui passent. Et nous voilà embarqués dans une saga aux accents gothiques, portée par trois personnages féminins confrontés à la violence des hommes, à leur incompréhension, à leur négligence : des femmes, surtout, qui refusent de se soumettre aux hommes.

Il y a dans ce roman une véritable atmosphère mystique, qui se place comme un linceul au dessus de ce décor écossais. "Bass Rock" est un roman absolument ensorcelant, à l'image de l'écriture d'Evie Wyld, à la fois contemplative et rythmée, poignante et captivante.

par (Libraire)
13 janvier 2022

Conseillé par Stéphanie et Marie-Laure

Serge Langlois est le "Monument National". Son buste trônant dans l'entrée de son château de Rambouillet en est la métaphore symbolique. Acteur idolâtré, personnage hybride entre Johnny H. et Belmondo, Serge est une caricature. Tout comme sa très jeune femme, Ambre, épouse dévouée gérant la carrière de son mari avec application, mère comblée depuis l'adoption de leur petite Joséphine. Tandis que nous observons, sourire en coin, cette famille évoluer dans sa vie pailletée entourée de domestiques, nous découvrons aussi Cendrine Barou.
Cendrine vit dans le 93, travaille au Super U du coin comme caissière. Dans une vie précédente, elle vivait dans un pavillon avec son fils et son mari, mais elle a disparu volontairement, son fils sous le bras, elle a changé de nom et effacé sa vie d'avant. Bien sûr, cette nouvelle identité cache un passé certainement trouble et le lecteur se demande ce qu'il va bien pouvoir arriver quand les vies de Cendrine et son fils Marvin croiseront celle de Serge, Ambre, Joséphine et tous les gens qui les entourent.
Avec un humour décapant, Joséphine nous raconte l'histoire des années après, depuis son château mal entretenu, devant lequel quelques curieux viennent encore faire des photos. On y lit la confrontation de milieux sociaux opposés, les ravages de l'ambition, on y croise des Gilets Jaunes et le couple Macron et l'on se dit que le cynisme est certainement le bon ton à adopter face à une société qui part à vau-l'eau. La vision sarcastique de Joséphine n'épargne personne, pas même elle-même. Et l'on rit, en grinçant des dents, mais l'on rit à la lecture de ce roman tout à la fois farce, polar et photographie sociale d'une France fracturée.

par (Libraire)
13 janvier 2022

Conseillé par Marie-Laure

Un nouveau roman d’Eric Vuillard est toujours un évènement dans une rentrée littéraire. C’est à la guerre d’Indochine qu’il s’attaque aujourd’hui ; sujet ô combien tragique, et pourtant il réussit souvent à vous arracher un petit sourire. L’auteur transforme par exemple une séance à l’Assemblée Nationale en un véritable vaudeville. Une sortie honorable ou comment la France va tenter de sortir d’une guerre dans laquelle elle s’est enlisée. Avec une pointe de cynisme, Eric Vuillard finit son récit sur une réunion administrative de la Banque d’Indochine, au très chic 96 Boulevard Haussmann. Finalement, « c’est la vie économique qui dicte sa loi ». Un ouvrage important qui nous rappelle que la guerre d’Indochine (et du Vietnam par la suite), c’est trente ans de guerre et trois millions six cent mille morts du côté vietnamien.