La salle de bal

La salle de bal

Anna Hope

Gallimard

  • 26 octobre 2018

    A l'asile de Sharston en 1911, la société enferme les Indésirables et les indigents, et la violence institutionnelle suinte des murs. Qui peut croire qu'il existe une salle de bal lumineuse au plafond de noyer blond voûté, où un jeune médecin musicien bien étrange, en proie à ses propres démons, fait danser tout le monde un vendredi par semaine? Et Schubert libère les âmes naufragées.....
    Galerie de portraits où l on croise, entre les ''niaiseux'' et les soignants patibulaires, un Irlandais ''disetteux'', discrètement mélancolique et qui sent la terre, une vieille femme coiffée de 2 couettes perdue en enfance, et une grande fille de bonne famille, dérangeante et ''toute de travers'' puisqu'elle lit trop.
    Et puis, Ella, qui ne sait ni lire, ni écrire, ni danser mais qui a, comme l'hirondelle, '' quelquechose en elle de sauvage et de léger, fait pour voler''.

    Fiction poignante, mais sans pathos, où l on entend aussi ce que Anna Hope ne dit pas:. Un plaidoyer sensible pour le respect de la différence, où les fous ne sont pas toujours du côté que l'on veut bien croire .


  • par (Libraire)
    28 mai 2018

    Coup de coeur du Passage Culturel

    Angleterre,1911. Ella est envoyée dans l'asile de Sharston pour avoir brisé une vitre de la filature dans laquelle elle travaillait. Elle va y rencontrer John, lors des bals organisés pour les patients tous les vendredis. Bals orchestrés par le docteur Charles Fuller, qui va petit à petit être attiré par de nouvelles méthodes de traitement, en vogue dans l'Angleterre du début du siècle... Le récit de ces destins tragiques est bouleversant, et s'appuie sur une réalité historique glaçante. Captivant, instructif, et profondément romantique, Anna Hope nous éblouit une fois encore avec ce nouveau roman, maîtrisé de bout en bout et porté par une écriture sensible et pleine de grâce.


  • 14 mai 2018

    hopital psychiatrique

    Si j’avais été déçue par le premier roman de l’auteure, je dois avouer que ce second a connu un succès grandement mérité.

    Je l’ai trouvé plus maîtrisé, les personnages plus fouillés, et plus émouvant. D’accord, je n’en jette plus.

    Clem m’a intrigué : pourquoi est-elle enfermée ? On le devine peu à peu et on sent en elle une rébellion contre son milieu et la place de la femme.

    Le personnage de Charles m’a plu, au début. Et puis son revirement de bord m’a déçu et mis en colère. Lui qui n’assume pas son homosexualité.

    John et Emma me sont plus apparus comme des archétypes de leur époque : des personnes pauvres pour qui il est impossible de maîtriser leur vie. Même si John a une blessure de l’âme plus sévère qu’Emma qui souhaite juste pouvoir respirer.

    La salle de bal a, au fond, peu d’importance en elle-même. Les personnages principaux ne font que s’y croiser, l’intérêt du roman est ailleurs.

    Le temps d’une belle après-midi, j’ai dévoré ce roman passionnant grâce aux recherches de l’auteure qui m’a ainsi appris du penchant eugéniste de Churchill dans les années 1910.

    Dans la note finale de l’auteure, celle-ci explique pourquoi le sujet est sensible pour elle. Elle a su le rendre sensible à la lectrice que je suis.

    L’image que je retiendrai :

    Celle des longs couloirs sans fin de l’asile.


  • par (Libraire)
    26 décembre 2017

    amour à l'asile de fous

    En 1911 dans un asile de fous en Angleterre, Ella arrive et va sympathiser avec John malgré que les hommes soient séparés des femmes mais chaque vendredi un bal les réunit. Elle se retrouve enceinte mais le docteur Fuller qui dirige l'asile est eugéniste et va tout faire pour qu'il n'y ait pas de descendance aux pensionnaires de l'asile! Roman qui nous plonge dans cette ambiance du début dix-neuvième très dure et assez violente mais histoire prenante. Marc.


  • par (Libraire)
    4 décembre 2017

    Un asile, une salle de bal. Ils sont fous, fous amoureux. Trois personnages comme une valse à trois temps.
    Un coup de cœur d'Aude et Céline !


  • 4 décembre 2017

    Découverte Etrangère

    " Difficile de résister au tourbillon romantique et dramatique qui anime ce roman prenant, solidement documenté, et tout simplement orchestré avec brio par Anna Hope.
    C'est un roman grave, qui rappelle ce que fut l'univers de la psychiatrie expérimentale du début du vingtième siècle, alors qu'aucun garde-fou, sans mauvais jeu de mots, n'existait pour protéger les malades des expérimentations sauvages de médecins inconsidérément téméraires."


  • 2 décembre 2017

    Un bal pas comme les autre!

    1911, en Angleterre, trois personnages vont voir leur destin basculer lors d'un été caniculaire.
    Ella et John sont internés à Sharston, un asile d'aliénés. Ils vont se rencontrer lors d'un bal donné chaque vendredi soir sous la houlette du docteur Fuller, personnage énigmatique tenté par l'eugénisme. lls vont apprendre à se découvrir et à s'apprivoiser.
    Mais au delà du destin de ces 3 personnages, c'est une réalité historique méconnue que Anna Hope nous donne à découvrir avec beaucoup de sensibilité et de justesse.
    Une très belle réussite.


  • par (Libraire)
    11 novembre 2017

    Au début du 20éme siècle dans la campagne anglaise, Ella, une jeune femme se retrouve interné dans un asile psychiatrique pour avoir brisé une fenêtre. D'un côté les femmes, de l'autre les hommes, chaque vendredi soir un bal est donné, où chacun se mélange, se rencontre. Ella et John se découvrent, une histoire d'amour naît entre eux, mais le docteur Fuller se posera en obstacle à cet amour, qui deviendra vite impossible. Un magnifique roman d'amour !

    Céline


  • par (Libraire)
    2 novembre 2017

    Une auteure qui confirme son talent !

    Anna Hope nous avait enchantés avec son premier roman, "Le chagrin des vivants". Elle continue avec le deuxième !
    Elle nous plonge cette fois dans le quotidien d'un asile d'aliénés dans le Yorkshire en 1911. On y suit Ella et John qui y sont internés et se rencontrent lors du bal hebdomadaire (le seul moment où hommes et femmes se côtoient) et le docteur Fuller, adepte des théories eugénistes très en vogue à l'époque (qui préconisent la stérilisation des "inaptes").
    Vous n'oublierez pas de sitôt cette fameuse salle de bal !

    Laëtitia


  • par (Libraire)
    30 septembre 2017

    On aime !

    1911. Ella est placée à l'asile Sharston parce qu'elle a brisé une vitre. John, lui, a perdu femme et enfant et peut-être un bout de son âme. Sont-ils fous pour autant ?
    Une reconstitution historique d'une époque où la stérilisation était prescrite pour les "aliénés".


  • par (Libraire)
    26 septembre 2017

    Après Le chagrin des vivants, Anna Hope parvient de nouveau à transformer une réalité historique méconnue en un roman subtil et puissant, entraînant le lecteur dans une ronde passionnée et dangereuse.


  • par (Libraire)
    2 septembre 2017

    Qui est le plus fou ?

    1911. Parce qu'elle a brisé une vitre de l'usine où elle travaille depuis l'âge de 12 ans, la jeune Ella se retrouve enfermée dans l'asile de Sharston.
    John, Irlandais taciturne, y est interné pour dépression suite aux décès de sa femme et de sa fille.
    Ils vont se croiser et se rapprocher au cours des bals du vendredi, seul jour où quelques patientes et patients soigneusement choisis se retrouvent.
    Persuadé des vertus thérapeutiques de la musique, le docteur Fuller, jeune psychiatre raté mais fervent pianiste, organise ces bals, peut-être aussi pour des raisons plus obscures...car le Dr Fuller, eugéniste convaincu, partisan de la stérilisation, est animé d'une grande ambitions et de sombres sentiments.
    Un très beau roman, qui aborde avec délicatesse des thèmes difficiles comme le traitement de la folie au début du XXème siècle, et qui parle d'amour, d'amitié, de musique et de livres...


  • 2 septembre 2017

    Coup de coeur de Fabienne

    La subitilité de Madame Hope fait encore des miracles.

    Les personnages prennent vie, les lieux sont fascinants, le lecteur est pris dans un crescendo.

    Un grand plaisir de lecture.

    Fabienne


  • par (Libraire)
    30 août 2017

    Lorsque la Grande-Bretagne soignait ses fous...

    Chorégraphie à trois temps élégamment orchestrée, sombre et vertigineuse. La salle de bal est le centre de l'attente, de la fébrilité, où les corps se réchauffent et les esprits s'apaisent dans ce lieu de la réclusion et de la folie encadrée. Magnifique cadre champêtre et autonome pour apprivoiser la sauvagerie humaine selon le corps médical quelque peu féru d'eugénisme et d'expérimentations diverses sur les patients internés. Une valse à trois personnages où la folie perçue n'est peut-être pas là où on l'attendait. La musique est censée adoucir les âmes et les mœurs, attendrir les plus révoltés. Sont-ce les patients les plus fous ?


  • par (Libraire)
    28 août 2017

    J'ai dévoré ce très beau roman

    À l’aube du 20ème, une jeune femme est injustement internée dans un asile du Yorkshire. C’est froid et violent. Elle y rencontre John, marqué par la mort de son épouse. Le vendredi, un bal est organisé pour les plus sages des internés sous la houlette d’un psychiatre amateur de musique. La salle de bal s’anime alors, pleine de musique et d’humanité.
    L’histoire est tragique, touchante, pleine de vie et de désir… lumineuse.
    J’ai dévoré ce très beau roman.


  • par (Libraire)
    26 août 2017

    A l'aube du 20ème siècle, nous plongeons dans l'univers doucereux de l'asile de Sharston. On y découvre Ella, internée depuis peu après avoir brisé une vitre de la filature où elle travaillait, mais aussi John, enfermé au "pavillon des chroniques", brisé par la tristesse suite à la mort de sa fille.
    Bien que les femmes et les hommes habitent dans des bâtiments différents, Ella et John tomberont amoureux lors des bals organisés tous les vendredis soirs, unique moment de légèreté dans leur quotidien difficile.
    Tous deux sont supervisés par le Dr Fuller : d'abord convaincu des bienfaits de la musique sur ses patients, ce médecin torturé se laissera tenter dangereusement par les théories eugénistes naissantes...
    Qu'adviendra-t-il des patients de l'asile, ces "aliénés", "pauvres" et "faibles d'esprit" ?

    Un roman d'amour bouleversant aux personnages passionnants et passionnés, où la soif de liberté prédomine...

    Coup de cœur !


  • par (Libraire)
    22 août 2017

    Puissant, prenant, magnifique !

    Angleterre, asile de Sharston, 1911.
    Le quotidien difficile d'internés et de médecins où hommes et femmes vivent séparés hormis lors des bals, chaque vendredi. Moment où Ella et John se rencontrent...
    Mais leur sort dépend du docteur Fuller...


  • par (Libraire)
    21 août 2017

    Première lecture de la rentrée littéraire et premier coup de coeur ! J'avais déjà aimé le livre précédent d'Anna Hope, "le chagrin des vivants" qui vient de paraître en folio ; et le dernier "la salle de bal" m'a tout aussi enchantée. Une belle écriture, du romanesque, des personnages magnifiques, des atmosphères prenantes, un contexte historique intéressant. Vraiment que demander de plus ?
    Ne passez pas à côté !


  • par (Libraire)
    21 août 2017

    Dangereuse liaison

    Contrairement à ce que le titre pourrait laisser entendre, le roman d'Anna Hope n'a pas pour sujet les mondanités frivoles anglaises au tournant du XXème siècle.
    Le propos est en effet particulièrement grave et profond. Dans un style pur et empli de grâce, la romancière nous dépeint l'éclosion d'une passion dangereuse au sein d'un asile aux prises avec les théories eugénistes.
    Avec une grande subtilité, la frontière entre folie et lucidité va peu à peu glisser d'un individu à l'autre révélant une réalité historique glaçante.
    Une réussite bouleversante


  • par (Libraire)
    12 août 2017

    Diagnostiquée hystérique, Ella est internée à l’asile de Sharston, immense hôpital psychiatrique qui vit en autarcie et dans lequel un des médecins teste sur ses patients les bienfaits de la musique et de la danse. Ella y rencontre John soigné pour mélancolie et Clem jeune femme rebelle. Peu à peu elle s’habitue à sa nouvelle condition et attend impatiemment le vendredi après midi consacré à la danse, seul moment où elle peut voir John. ENORME coup de cœur de cette rentrée pour ce superbe roman de la talentueuse Anna Hope, elle nous fait découvrir un monde méconnu à travers le parcours de quelques personnages inoubliables. Valérie


  • par (Libraire)
    1 août 2017

    Angleterre, 1911. Quelque part dans les landes du Yorkshire se trouve l'asile de Sharston.

    Durant un an, Anna Hope alterne les récits de trois individus : Ella et John, pensionnaires et Charles, médecin. Telle une valse, le lecteur oscillera entre les espoirs, les rêves et les ressentiments profonds de chacun des personnages.
    Au milieu de la piste, on assiste à cette farouche volonté de guérir l'humanité par la danse et la pratique activités physiques, et l'on découvre que la tendresse peut naître et s'épanouir de bien des façons.
    Où se trouve la plus grande part d'ombre finalement ?

    Inspiré de faits réel et de l'histoire personnelle de l'auteur, La Salle de bal de Anna Hope est un beau roman qui mêle les récits individuels des protagonistes qui luttent pour leur liberté, à une réflexion sur l'eugénisme scientifique.


  • par (Libraire)
    26 juillet 2017

    Et ils dansent...

    Internée à l'hiver 1911 dans un asile du Yorkshire pour avoir brisé une vitre de l'atelier où elle travaillait, Ella découvre un monde qui lui était jusqu'alors inconnu. Passé la première surprise, elle se fait vite à la routine de l'institution, guère différente de celle qu'elle menait jusque là. Bien que les hommes et les femmes soient séparés au quotidien, ils se retrouvent le vendredi soir dans la salle de bal de l'institut. C'est là qu'elle rencontre John, un irlandais taciturne et mélancolique qui a du mal à se remettre de la mort de sa fille. Sous l'œil du Docteur Fuller aux motivations troubles, leur amour naissant aux sons de l'orchestre de la salle de bal est peut-être menacé.

    Après "Le chagrin des vivants", Anna Hope offre au lecteur une nouvelle histoire pleine de délicatesse. Témoins des changements de l'avant première guerre mondiale, où l'Angleterre se retrouve fascinée par les théories eugénistes, ses personnages Ella et John naviguent en eaux troubles. Avec beaucoup de douceur et de sensibilité au milieu du chaos, "La salle de bal" est un très beau roman d'amour qui ne laisse pas indifférent.