Le grand marin

Le grand marin

Catherine Poulain

Points

  • par (Libraire)
    3 mars 2019

    Lili dit « le moineau » veut vivre à n'en plus pouvoir quitte à s'abîmer même.
    Besoin de se perdre, d'exister loin des racines et d'aller jusqu'au bout de soi, jusqu'au bout du monde sans craindre l'embardée.
    La pêche en Alaska sera son exutoire. Elle embarque ainsi sur le Rebel et affirme sa volonté de faire partie de l'équipage. Le patron est dur, il faut jouer des coudes, elle n'aura aucun privilège, elle n'en cherche surtout pas.
    En revisitant le récit maritime, Catherine Poulain signe un premier roman puissant, d'une grande modernité dans un style brut mais très abouti.
    Le personnage de Lili alimente notre propension à vivre éperdument et marque nos esprits par sa fraîcheur, sa résistance et sa liberté absolue.


  • par (Libraire)
    3 juin 2017

    en route pour l'Alaska

    C'est dur, c'est fort, c'est intense, c'est long, c'est lumineux, c'est tragique, c'est drôle, c'est extrême, c'est décoiffant, c'est authentique...

    quelle claque!!!!


  • 16 avril 2017

    L'écriture au long cours

    Elle s’appelle Lili, n’est pas plus haute que trois pommes et pourtant, pendant des années, elle va se mesurer à des hommes au gabarit XXL, des marins qui sont nés sur l’eau et qui tanguent dès qu’ils retrouvent la terre ferme. Car la passion de Lili, c’est la mer. Ou plus précisément la pêche. Elle veut embarquer sur n’importe quel cargot. Elle aurait pu choisir la Bretagne, elle a préféré l’Alaska. Et là débute la grande aventure. Pouvoir d’abord rester sur le sol américain sans la fameuse « green card ». Puis réussir à se faire embaucher sur un cargot pour plusieurs semaines, alors qu’elle n’a aucune expérience. Et enfin, se confronter à des équipages uniquement masculins avec les problèmes que cela peut soulever, pas besoin de vous faire un dessin. C’est cela que raconte avec une verve et une force d’évocation Catherine Poulain. Vous pêchez le flétan ou le crabe en sa compagnie, vous hurlez de douleur lorsqu’un poisson vous a infecté la main de son poison, vous essuyez les tempêtes et les beuveries de vos camarades, vous dormez à même le sol, car la galanterie cède la priorité à la loi du plus fort et peu importe si cette couchette vous était attribuée. Et puis bien sûr, il y aura une histoire d’amour avec « le grand marin » qui est aussi un grand alcoolique. On a parfois l’impression d’approcher tout près de l’enfer, et pourtant, l’espiègle Lili en redemande. Elle veut être à la hauteur, quitte à y laisser sa peau. On ressort épuisé de ces pages, avec la sensation de n’avoir rien lu de tel depuis longtemps.

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